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      La fin des implants dentaires?

      Une nouvelle technique révolutionnaire pourrait voir le jour d’ici quelques années. En effet, les chercheurs du laboratoire anglais Odontis sont en train de travailler sur un projet visant à régénérer les cellules des dents abimées ou manquantes. Il s’agit donc de faire purement et simplement repousser les dents, chose qui paraît totalement incroyable.

      La technique est la suivante : greffer au patient ses propres tissus afin de créer de nouvelles cellules. Elle est déjà employée dans d’autres domaines, comme par exemple la régénération de peau chez les grands brulés.

      Cependant, ces recherches visant à appliquer cette technologie au domaine dentaire sont une grande première. Des tests en laboratoire ont été réalisés, tout d’abord dans des conditions expérimentales, puis sur des souris. Ceux ci semblent concluants, et l’équipe travaille désormais sur son grand projet : obtenir des résultats similaires chez l’homme.

      Cependant dans ce domaine, les recherches ne font que commencer, mais l’équipe espère qu’une nouvelle dent puisse pousser en deux ou trois mois.

      Selon le professeur Paul Sharpe, responsable du projet, il reste de nombreuses inconnues (la nouvelle dent aura-t-elle la couleur souhaitée, pourra-t-on remplacer un implant déjà posé par une dent naturelle…) et de son propre aveu, une commercialisation de cette nouvelle technologie n’est pas envisageable avant sept ou dix ans. En outre, aucune estimation de son prix ne peut être faite actuellement.

      Il semble donc que les implants dentaires aient encore de beaux jours devant eux.

      Site officiel du projet (en anglais uniquement) : http://www.odontis.co.uk/

      Implants : la technique de mise en charge immédiate

      La méthode traditionnelle de pose d’implants requiert plusieurs visites chez le praticien. Ce délai est du à l’attente nécessaire à la cicatrisation et à la soudure entre l’os et la vis en titane. Une technique récente permet d’éviter cette attente en plaçant la couronne définitive directement sur l’implant après la pose. Cette pose immédiate est rendue possible par l’utilisation de technologies moderne, qui permettent au dentiste de fabriquer une couronne en quelques heures.

      Le taux de succès de cette procédure devient acceptable, et permet son développement. Elle est particulièrement appréciable pour les touristes venus se faire poser des implants, car elle leur permet d’économiser du temps et de l’argent, en supprimant la nécessité d’un second voyage. Elle permet également d’éviter le port de prothèses provisoires peu confortables.

      Cette mise en charge immédiate n’est cependant pas toujours possible, et il existe des contre indications. Les fumeurs notamment, ont peu de chance de profiter de cette technique.

      Ces avantages ont cependant une contrepartie. Les implants à prise immédiate sont en effet plus chers que les implants classiques, du fait des matériaux utilisés et des technologies mises en oeuvre. La gêne post-opératoire est également plus grande, car le patient doit s’en tenir à un régime strict durant 5 à 6 semaines, et éviter les aliments trop durs.

      Quelques chiffres sur le tourisme médical

      Le tourisme médical est une pratique récente, mais les américains visitent le Mexique et d’autres pays d’Amérique du Sud depuis plus de 10 ans afin de bénéficier de soins médicaux à bas prix. Les autrichiens et les allemands ne sont pas en reste, et n’ont pas attendu pour aller se faire soigner les dents en Hongrie.

      Les patients européens sont de plus en plus séduits ce type de démarche, et, au vu de la qualité des résultats obtenus, beaucoup n’hésitent plus à franchir les frontières pour des raisons de santé.

      Un sondage CSA, réalisé en 2007 pour le compte du groupe Europ Assistance révèle certaines données très intéressantes à ce sujet.

      Au plan le plus général, il apparaît que 52% des européens se disent prêts à aller se faire soigner dans une ville lointaine, voire dans un autre pays, s’ils sont surs d’obtenir des prestations de qualité. Les italiens et les allemands sont les premiers de la liste, avec 68% pour les premiers, et 63% pour les seconds.

      Les français semblent plus frileux quant à ce type de démarche et seuls 45% de nos compatriotes seraient prêts à franchir le cap des soins médicaux à l’étranger. Les britanniques, qui sont pourtant parmi les premiers à se faire soigner à l’étranger, ne sont que 39% à montrer de l’enthousiasme à ce sujet. Cette situation est due notamment aux nombreuses défaillances du système de santé anglais, le NHS (National Health Service), qui, dans de nombreux cas, ne laisse d’autre choix aux patients que de s’expatrier.

      Les chiffres sont différents lorsque le traitement envisagé n’est pas disponible dans le pays d’origine du patient. Ceux ci sont alors plus enclins à se déplacer pour se faire opérer.

      Ainsi, 75% des italiens, 66% des allemands, et 54% des français seraient prêts à faire leurs valises pour accéder a des soins non disponibles ou d’une qualité nettement supérieure.

      Il serait intéressant de refaire cette étude aujourd’hui, afin de mesurer l’évolution des mentalités dans ce domaine, notamment au moment où les institutions européennes sont en pleine réflexion pour essayer de réglementer le marché du tourisme médical et de coordonner les systèmes de santé nationaux, afin de clarifier les règles relatives à ce phénomène en constante expansion.

      Tourisme médical ou dentaire? Oui mais pour les bonnes raisons

      Les exemples allemands et autrichiens inspirent le reste de l’Europe, et grâce à des relais médiatiques et au bouche à oreille, le tourisme dentaire touche un public de plus en plus large. Mais la décision de se faire soigner à l’étranger, qu’il s’agisse de chirurgie esthétique, d’une opération du coeur, ou de soins dentaires, ne doit jamais être prise à la légère, sur un coup de tête, ou après visionnage d’un reportage attractif. Voici des conseils et des remarques essentielles que vous devrez toujours garder en tête si vous envisagez de vous faire soigner hors de vos frontières.

      Cas d’un traitement nécessitant des soins constants

      Dans le cas où le traitement dont vous avez besoin nécessite un suivi et des visites fréquentes chez un médecin, pour des contrôles de routine ou des ajustements, il est évident que l’option du tourisme dentaire est à écarter, pour une raison de distance.

      vous avez peur/vous n’êtes pas à l’aise en voyage

      Certaines personnes se sentent très à l’aise en voyage, mais pour d’autres il en va différemment. Le fait d’être confronté à une culture différente, une autre langue entrainant des difficultés éventuelles de communication, le mal du pays et tous les imprévus inhérents au fait de voyager peuvent mettre certaines personnes très mal à l’aise lorsqu’elles se trouvent à l’étranger. Subir une intervention chirurgicale nécessite de se trouver dans un état d’esprit confiant et détendu, et si le simple fait de voyager vous angoisse, il vous faudra réfléchir à deux fois avant de vous faire soigner à l’étranger.

      Petites économies

      Calculez précisément votre budget incluant voyage et soins, demandez autant de devis que possible, en France et à l’étranger, comparez. Avant de vous décider à partir, soyez sur que cette démarche vaut la peine d’être entreprise et vous fera réaliser des économies conséquentes.

      Suivez toujours les conseils de votre dentiste

      Votre dentiste français est votre premier interlocuteur, et une visite chez lui est la première étape préalable à toute décision. Ses conseils sont précieux, car il en va de votre santé. Suivez ses recommandations et surtout ne faites pas l’erreur d’aller à son encontre.
      Le fait de partir se faire soigner dans un pays où les prix sont moins élevés ne signifie pas que vous pourrez bénéficier d’un traitement à la carte, selon vos envies ou vos fantaisies. Les médecins que vous rencontrerez sont des professionnels au même titre que les praticiens français. Si un dentiste français a refusé telle ou telle intervention parce qu’il il la jugeait impossible ou dangereuse, le praticien hongrois fera de même, car prix attractifs ne signifie pas soins au rabais.
      De même, si le praticien français vous a prescrit « calendrier des soins » s’étalant par exemple sur quelques mois, ne croyez pas que le dentiste hongrois sera prêt à accélérer une procédure pour satisfaire votre hâte.

      Effectuez des recherches approfondies

      Vous devez préparer votre voyage minutieusement, et recueillir autant d’informations que possible. Rassemblez tous les éléments nécessaires, demandez des devis, renseignez vous sur les cliniques à l’étranger, sans hésiter à leur demander des informations précises telles que qualifications, durée d’exercice et autres. Toutes ces recherches se font plusieurs mois à l’avance, et nécessitent une attitude volontaire quant aux démarches à effectuer (emails à envoyer, appels téléphoniques, collecte de documentation, rendez-vous éventuels…)

      Des vacances, mais entre guillemets

      Un voyage dentaire peut s’intégrer dans des vacances lorsqu’il s’agit d’une intervention rapide et courante, mais pour d’autres et selon l’ampleur des travaux à réaliser, l’opération peut être beaucoup plus lourde. Dans ce cas, même à l’étranger, n’oubliez pas que vous êtes là dans le cadre de votre santé, et restez dans cet état d’esprit. Faire la fête tous les soirs, ou boire trop par exemple, ne seront pas des choses à faire, que ce soit avant ou après l’opération.

      Des exemples terrifiants venus d’Angleterre

      Dépêche de l’AFP : « Face à la pénurie de dentistes, des Anglais s’arrachent eux-mêmes les dents ».
      Londres (AFP du lundi 15 octobre 2007) : Face à la pénurie de dentistes du secteur public, certains Anglais sont contraints de s’arracher eux-mêmes des dents, d’éliminer la plaque dentaire avec un tournevis, voire de recoller une couronne avec de la colle forte, selon une enquête rendue publique lundi.
      “J’ai dû m’arracher quatorze dents avec des pinces”, témoigne une personne interrogée. “Je me suis arraché une dent. C’est plus facile que de trouver un dentiste”, a répondu une autre. “J’ai bouché une dent avec du mastic”, admet un patient, tandis qu’un autre dit avoir recollé une couronne avec de la colle extra-forte et un troisième avoir utilisé un tournevis pour enlever la plaque dentaire.
      Le sondage, mené auprès de 5 212 personnes résidant en Angleterre, révèle que 6% des personnes interrogées disent avoir dû se soigner elles-mêmes car elles n’arrivaient pas à trouver un dentiste appartenant au National Health System (NHS), le système public britannique.
      Le NHS est notoirement engorgé et, face aux difficultés rencontrées pour obtenir un rendez-vous auprès d’un des quelque 20 000 dentistes du secteur, de nombreux Britanniques optent pour le système privé en dépit d’un coût beaucoup plus élevé.

      A la lecture de ce genre de dépêches, on comprend mieux pourquoi le tourisme dentaire s’est développé si rapidement et à une échelle aussi large. Certains patients sont tout simplement mis à l’écart du système de santé, et, pour des raisons financières, se voient privés des soins dont ils ont besoin.

      Cette nouvelle est une illustration de la misère qui existe en matière de santé, et qui amène à des situations dramatiques telles que celles décrites dans ce bref article.

      Un parallèle peut être fait avec la France, toutes proportions gardées, car le système de santé anglais est très différent du notre. Cependant, en France aussi, certains patients se privent de soins pour des raisons financières, sans pour autant arriver à de tels extrêmes. On estime à 1 sur 5 la proportion de personnes qui décident de renoncer aux soins dentaires en France pour des raisons financières.

      Ces situations viennent illustrer la raison d’être du tourisme médical en général, et du tourisme dentaire en particulier, qui, s’ils permettent à certaines personnes aisées de réaliser des économies sur leurs dépenses de santé, permettent aussi et surtout à certains d’accéder à des soins qu’ils n’auraient jamais pu s’offrir dans leur pays d’origine.